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le château de l'Empéri : garnison de la IIIe République

par SEHRI-1789-1815 8 Janvier 2016, 10:21 Histoire

LA CHATEAU DE L'EMPERI

UNE CASERNE SOUS LA IIIe REPUBLIQUE (1871 - 1944)

C'est à compter de 1832 que Salon-de-Provence acceuille des troupes.

A partir de 1875, la caserne du château de l'Empéri abrite des détachements des compagnies de dépôt des 2e et 4e régiments de zouaves, qui se trouvent à Sathonay pour le 2e régiment et Rosny pour 4e régiment. Le dépôt est le lieu où sont regroupés les conscrits et les engagés. Ils y subissent un début d'instruction. Ces détachements subsistent à Salon jusqu'à la Grande Guerre. Le château n'est plus une caserne à partir de 1920.

Durant la IIIe République, les bataillons du 4e régiment de zouaves, en Tunisie et en Algérie, sont répartis entre Tunis, La Goulette, Aïn Draham, Tabarka, Bizerte et Birkadem. Il cantonne, en partie (la 17e compagnie en autre), à Salon de 1888 jusqu'en 1895.

Le régiment est créé en 1870 avec les restes du régiment des zouaves de la Garde Impériale. En 1882, il est envoyé stationner en Tunisie et en partie à Salon. Les régiments de zouaves sont composés de jeunes conscrits ou engagés volontaires français métropolitains et d'Afrique du Nord.

En 1915, le régiment combat avec le 176e RI, qui a pris place dans la caserne du château de l'Empéri, au sein de la 3e brigade d'Orient.

En garnison ou en cantonnement, les soldats et les conscrits s'habillent avec le bourgeron. Cette tenue de corvée est fabriquée en coton ou en serge de couleur blanc cassé ou écru. Elle est réservée aux travaux et excercices salissants. Le terme bourgeron ne s'applique qu'à la partie superieure de l'ensemble.

Le pantalon se nomme pantalon de treillis du nom de ce tissu à chevrons différent de la toile du bourgeron. En 1912 – 13, le règlement prévoit "deux bourgerons-blouses et deux pantalons de treillis" par soldat, dans l'artillerie.

En tenue de cantonnement, les soldats en garnison substituent à la veste de treillis, une veste courte à manche en drap de laine surnommée ras-le-cul.

A Salon, les troupes s'entrainent et manœuvrent en tenue d'exercice, composée du bourgeron et du pantalon de treillis, sur la place Morgan, située entre le château et la gare. Les troupes en garnison à Salon s'entraînent au tir sur le champ de tir de Pésséguier. Le 12 avril 1912, le maire de Salon nomme deux membres civils de la commission d'évaluation des dégats occasionnés par le champ de tir.

En 1944, durant l'été, le château est de nouveau, très provisoirement, caserne. En effet, le 21 août 1944 "Trois tanks du type "Panthère" stationnent tantôt dans la ville, tantôt à ses abords" mentionne un rapport de la défense passive de Salon-de-Provence du 13 septembre 1944. Le lendemain, "les trois chars Allemands qui s'étaient placés dans le voisinage immédiat de la Mairie disparaissaient pour toujours". Ces éléments de la 11e panzer division sont envoyés vers Aix, afin de faire diversion alors que la division remonte vers le Rhône, avant de se replier sur Sénas et d'être vu par des éléments de la 3th ID US. A Salon, les Allemands occupent le château, se livrant sans doute au pillage de certaines œuvres du Musée du Vieux Salon et bruant dans la cour nord des vélos réquisitionnés de force.

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